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Le CARAH a participé au premier congrès international d'apiculture et d'apithérapie qui s'est déroulé à Rouen du 25 au 28 octobre 2018.

Camille Dekuijper y est intervenue en sa qualité de chercheur pour le projet Interreg Biosens.

L’utilisation massive de fongicides dans l’agriculture entraine l’émergence de souches pathogènes plus résistantes à ces produits. Les parasitologues mycologues soupçonnent aujourd’hui que cette altération des écosystèmes soit responsable de l’apparition, chez l’homme, de nouvelles souches résistantes pour lesquelles il n’existe actuellement aucun traitement.

Au sein du portefeuille de projets SMARTBIOCONTROL (programme Interreg), le projet BIOSENS rassemble les expertises transfrontalières de physiciens, biologistes et immunologistes afin de développer une nouvelle génération de “biopuce” permettant d’assurer la détection, la quantification et le monitoring in situ de pathogènes, des agents et/ ou des molécules de lutte biologique. La conception de cet outil repose sur l’association des nouvelles méthodes moléculaires de caractérisation, fondées sur une reconnaissance de l’ADN ou de marqueurs protéiques, avec le phénomène physique de résonance plasmonique de surface (SPR).

Les avantages de cette technique résident dans la rapidité de l’analyse, sa très haute sensibilité et la flexibilité du système qui peut être spécifiquement adapté à une cible. Dans notre cas, nous nous sommes focalisés sur Zymoseptoria tritici, un agent pathogène responsable de la septoriose du blé. Nous exposerons lors cette conférence les premiers résultats concernant le design de sondes oligonucléotidiques et immunologiques sur lesquelles ont travaillé les laboratoires de biotechnologie du C.A.R.A.H. et du C.H.R.U. de Lille. 

La mise au point de cette nouvelle technologie pourra être applicable à tout pathosystème afin de détecter le plus précocement un organisme pathogène et donc d’adapter un traitement contre ce micro-organisme. Ce système, par le design de sondes spécifiques, pourrait être adaptable à la détection des pathogènes s’attaquant à l’abeille tels que le Varroa, Nosema cerenae, Ascophaera apis ou encore Paenibacillus larvae en faisant des prélèvements au niveau des ruches.

Le résumé de toutes les conférences est disponible sur le site du syndicat national d'apiculture.

Plus d'infos sur le projet Interreg Biosens: Déborah Lanterbecq - 068/26.46.04 - Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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