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Le mercredi 28 juin 2017, à partir de 9h45, à la Ferme Expérimentale et Pédagogique d’Ath se tiendra une rencontre professionnelle axée sur la filière fourrages, de l’amont à l’aval. 

La journée sera très dense en échanges et informations, avec des présentations pratiques et techniquement pointues. Les interventions nombreuses sont brèves, elles vont directement à l’essentiel.

La première partie se tient sur le site d’Ath, y compris la présentation et la démonstration de machines et de drones, de 10h à 15h. La seconde partie comprend la visite des parcelles expérimentales et démonstratives sur le site de Bauffe, à partir de 15h30.

Après l’accueil des participants par la Direction du CARAH – HDT CREPA, nous aborderons immédiatement l’examen concret et pratique d’un profil de sol et la déduction des renseignements les plus pertinents pour l’agriculteur et l’éleveur. (C. Ducattillon)

L’analyse de sol et la fumure : la prairie est de loin la première culture en Région wallonne. En Hainaut, c’est 30 % de la S.A.U. qui est occupé par la culture d’herbe. La prairie est avant tout utilisée comme source de fourrage pour nos animaux d’élevage. C’est un aliment économique à produire, mais la prairie a aussi un rôle à jouer dans l'environnement paysagé d’aujourd’hui. (L. Blondiau)

Les chaulages et l’acidité des sols : les sols ont naturellement tendance à s’acidifier. Cette acidification est généralement lente dans les milieux naturels, d’autant plus si ceux-ci sont des écosystèmes fermés sans exportations ni lessivage. L’activité agricole, de par sa fonction productrice, constitue un agro-écosystème relativement ouvert qui a tendance à amplifier les phénomènes d’acidification des sols. Ceci est également valable pour les cultures prairiales qu’elles soient temporaires ou permanentes. (J. Louvieaux)

Un bon échantillonnage pour une bonne analyse : arriver à prélever un échantillon de petite taille (entre 500g et 1 kg selon la matière sèche) qui donne le portrait fidèle de multiples tonnes de fourrage n’est pas chose aisée. Bien compléter les renseignements demandés sur la fiche signalétique est essentiel car ils influencent la précision des résultats, notamment pour les paramètres calculés ou estimés. Savoir que la méthode largement utilisée pour l’analyse des fourrages en Wallonie se fait par la spectrométrie dans le proche infrarouge → SPIR. Cette méthode est rapide et peu couteuse. La SPIR est une méthode indirecte de dosage, c'est-à-dire que les équations utilisées requièrent un étalonnage par rapport à des méthodes de référence. REQUASUD coordonne tous les appareils des différents laboratoires du réseau de façon à uniformiser les résultats entre eux. Quelques consignes seront expliquées afin de minimiser les risques d’erreur et d’obtenir une analyse optimale des fourrages. (P. Lison et l’équipe)

La qualité des produits laitiers dépend de la qualité des fourrages. Le cas du Clostridium butyricum est intimement lié à la filière de production du fourrage. La longue expérience pratique de Diversiferm et de l’accompagnement des producteurs de fromages permettent d’en tenir compte et surtout de sensibiliser les acteurs à l’importance de la qualité alimentaire et à l’hygiène de l’alimentation des animaux laitiers. (J. Goret et J.-P. Vercaigne)

Le coût des fourrages : les fourrages représentent à eux seuls environs 20% des coûts de production du lait ou de la viande. Pour réduire les coûts de production, l’analyse et la maîtrise des coûts des fourrages produits et consommés sont donc indispensables. (A. Deguffroy pour le Service Economie)

Les exigences spécifiques pour la production des fourrages dans le cadre des certifications Vegaplan, Codiplan et Guide sectoriel, une étape nécessaire pour valoriser au mieux ses productions. (M. Estievenart)

Présentation des expérimentations en cours et des essais qui seront visités l’après-midi : mesures de la valeur alimentaire et des rendements de différents mélanges de céréales / légumineuses. Les différents mélanges sont valables en tant que Mesures Agro Environnementales (MB6, culture favorable à l’environnement). (O. Mahieu et l’équipe expérimentation)

La prairie et les ruminants sont essentiels au maintien des écosystèmes naturels.  Les animaux auxiliaires dans les bâtiments de ferme (chouette effraie, colonies d’hirondelles) seront présentés ainsi que l’évolution des populations sur le site de la Ferme Expérimentale et Pédagogique. (M. Derume)

Pour la pause midi, il est possible de s’inscrire pour un encas à un prix démocratique. Une bière nouvelle (La Purleuse) sera présentée et proposée par les étudiants de la Haute Ecole Provinciale du Hainaut – Condorcet.  Pour une bonne organisation, il est demandé de s’inscrire.

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Les travaux reprennent à 13h avec la présentation des observations de parcelles de la ferme par drone. Les technologies récentes au service de l’agriculteur seront présentées en pratique avec démonstration sur le site. (15 minutes, Ets Moulin)

La flore prairiale et les stades de récolte sont fondamentaux pour une production de fourrages de qualité en quantité. Ce thème crucial sera présenté par deux spécialistes : D. Danhier et M. Visser.

La valeur économique des prairies écologiques est un versant souvent mal appréhendé de la production de fourrage avec une vision élargie à l’ensemble de la ferme et même à son environnement. (M. Gosselin)

Application de l’agriculture de précision dans la production fourragère, système d’autoguidage. L’équipe expérimentation et Ets Moulin présenteront des applications pratiques de systèmes d’autoguidage pour faciliter les tâches de l’agriculteur et alléger la pénibilité du travail. 15 minutes.

Démonstration de fenaison : du fauchage à l’andainage jusqu’à la récolte. D. Danhier, C. Hut et C. Michiels vont introduire la présentation de machines. Il y sera question du réglage de la hauteur de coupe, des stades des fourrages, de l’adaptation aux contraintes météo. Les techniciens des sociétés expliqueront les réglages spécifiques, avec entre autres les Ets Parfait, Vandenbulcke, Loiselet, Louvieaux, Moulin, Abrassart.

La vitrine d’espèces et mélanges fourragers sera présentée et commentée et en particulier leur alternativité. Lors de la croissance végétative au cours de la première période de vie de la plante se forment des organes qui assurent la production de la masse fourragère proprement dite. Quand la plante est montée à graines, elle utilisera une partie de ses réserves pour cette fonction, au détriment de sa valeur alimentaire globale. Par contre, la production de semences peut aussi permettre un certain repeuplement de vides de la prairie. En fonction du type d’exploitation de l’herbe, on choisira avantageusement des espèces ou variétés remontantes alternatives. (J.-R. Donfut, les Ets Jorion qui ont proposé les semences en démonstration). 

A 15h, les participants seront invités à partir sur le site de Bauffe pour la visite commentée et les discussions qui commenceront à 15h30.  Les parcelles seront visitées, notamment les fourrages de mélanges de céréales immatures et de légumineuses, les parcelles de MAE et les parcelles de mélanges à intérêt floristique. Alors qu’il risque de manquer de fourrages suite au déficit hydrique du printemps, il s’agira de choisir les bons mélanges pour occuper les parcelles libérées après les moissons. (O. Mahieu et l’équipe expérimentation)

 

Renseignements et inscription au repas: 068/26.46.30 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

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