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Depuis 2018, le CARAH est impliqué dans le projet Sytranspom, en version longue “Synergie transfrontalière dans la conception d’outils innovants d’aide à la décision pour promouvoir la protection intégrée contre les principales maladies fongiques foliaires de la pomme de terre"

La pomme de terre est une culture économiquement importante en Belgique et en France. Les agents pathogènes fongiques de la pomme de terre causent de nombreux dégâts dans les cultures. Les principaux agents pathogènes fongiques sont Phytophthora infestans et Alternaria solani, responsables respectivement du mildiou et de l’alternariose. SYTRANSPOM est un projet de recherche transfrontalière collaboratif qui a été mis en place afin de développer et / ou d’améliorer les systèmes d’alerte et d’aide à la décision pour les cultures de pommes de terre. Ce projet regroupe des partenaires dans chacune des trois régions : ARVALIS (Fr), CARAH (W), PCA et INAGRO (Vl).

La réalisation du projet repose sur plusieurs actions principales dont

- la création d'une plate-forme de collaboration transfrontalière ;

- le développement de nouvelles méthodes moléculaires (méthodes de détection et analyses quantitatives) ;

- la mise en place d'essais expérimentaux en champ ;

- le développement d'un système complet d'aide à la décision (SAD).

 

La vidéo suivante vous permet de plonger au coeur du travail de nos chercheurs!

- Des prélèvements d’air sont réalisés afin de détecter à quel moment les spores d’alternariose (A.solani) apparaissent dans l’air.

- Tant que les symptômes (taches brunes avec cercles concentriques) n’apparaissent pas sur les feuilles, des prélèvements aléatoires de feuilles de pomme de terre sont effectués dans le champ expérimental dans le but de détecter précocement la présence du le champignon. Pour ce faire, les feuilles prélevées sont d'abord broyées à l’azote liquide afin de ramener ce gros échantillon (10 feuilles) en une poudre. Cette méthode permet l'analyse d'une quantité suffisante de feuilles (échantillon scientifiquement représentatif). L'extraction d’ADN, réalisée à partir de cette poudre, est analysée par qPCR (détection alternaria) afin de détecter l'éventuelle présence du champignon (alternaria). 

- Une fois que les symptômes apparaissent sur les feuilles, les prélèvements aléatoires ne se font plus. A ce moment, les prélèvements ciblés commencent : les symptômes sont prélevés et sont confirmés positifs ou non par le labo (extraction d’ADN du symptôme et détection alternaria par qPCR). La quantification de l’ADN permet de s’assurer que l’étape d’extraction d’ADN s’est bien déroulée.

L'objectif final étant de déterminer le moment opportun pour débuter la protection contre l’alternariose.